Mission laïque française

Aux sources de la citoyenneté

Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

La question de l'éducation de la citoyenneté amène la Mission laïque française à repenser une partie de ses missions qui n'est plus uniquement pédagogique mais aussi philosophique et politique. Former de futurs citoyens du monde, oui, mais quelle définition donne-t-on à « citoyens du monde » ?

Origine de la citoyenneté

Nous allons parler des origines, des sources, des préliminaires à la citoyenneté. Ces préliminaires m’amènent à parler des relations entre les individus et la société. Quand vous étudiez la psychologie, vous étudiez les individus; la société est une sorte d’enveloppe floue autour d’eux, qui s’évanouit presque. Quand vous étudiez la sociologie, du moins dans ses tendances dominantes, les individus ne sont plus que des automates commandés et contrôlés par le système social.

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Il y a bien un système social composé d’individus. Mais ces individus ne s’additionnent pas simplement; ils agissent les uns avec les autres dans un ensemble de relations. Si une bombe atomique propre supprimait toute la population de Paris, le Palais Bourbon, l’Élysée, les monuments, les cinémas seraient toujours debout, mais vous n’auriez plus de société : personne pour prendre le métro, personne à l’Élysée pour diriger l’État, personne à la Chambre des députés pour faire les lois. Autre- ment dit, une société est constituée par les interactions permanentes entre les individus. Les individus font et refont sans arrêt la société.

Mais la société a pourtant sa réalité « émergente ». C’est-à-dire qu’un tout constitué d’éléments différents a des propriétés que son organisation crée et qui n’existent pas dans les éléments séparés. Le tout de la société a ainsi créé le langage, la culture, les institutions. Et nous, individus, dès la naissance, avons be- soin d’apprendre un langage, des rites, les nécessités de la vie en société. Cela veut dire que non seulement nous sommes dans

Vivre en société, qu’est-ce que cela veut dire ?

langue - Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

Les premières sociétés archaïques, des sociétés comme il en existe encore quelques-unes en Amazonie, n’ont pas d’État. Mais elles ont une culture, une langue, et elles créent la solidarité entre leurs membres, persuadés qu’ils descendent tous d’un ancêtre commun. Autrement dit, la société fraternise. Et surtout, elle nous rend frères quand nous sommes menacés d’un danger. Dans l’Histoire, se sont développées des sociétés dans lesquelles une majorité de ceux qui les peuplaient étaient réduits à un statut  servile d’obéissance. Dans  les grandes civilisations de l’Antiquité, de la Syrie, de la Mésopotamie, de l’Égypte, de la Perse, il n’y avait pas de citoyens, mais des sujets qui appartenaient au pouvoir de la société.

Les citoyens sont apparus dans une occurrence historique extrêmement étonnante, cinq siècles avant notre ère, dans une petite ville nommée Athènes, au sein d’une civilisation faite de cités. À cette époque, il n’y avait pas encore de nations; il y avait soit des empires, soit des cités. C’est dans la cité d’Athènes que le statut de citoyen a été institué en même temps que la démocratie. Sur une place publique – l’agora – les citoyens se rencontraient, discutaient, s’opposaient et désignaient leurs représentants, par élection ou par tirage au sort. Les citoyens devenaient les maîtres de leur cité. Si Athènes était protégée par une déesse, Athéna, ce n’était pas elle qui gouvernait la cité, mais bien les citoyens. Cela n’a pas duré longtemps puisqu’Athènes a été vaincue, submergée par la Macédoine, et qu’elle a perdu sa liberté.

Un peu plus tard, à Rome, il s’est aussi créé des citoyens avec une place publique, le forum, où ces derniers discutaient, op- posaient des idées. Cette démocratie  romaine  a disparu  sous le poids de l’Empire. La suite de l’histoire a vu réapparaître la Fresque de la « Maison de Julia Felix » de Pompéi représentant diverses activités se déroulant sur le forum.

La démocratie condition d’une citoyenneté éclairée ?

Aujourd’hui, la démocratie semble  être  le  moins  mauvais de tous les régimes possibles, comme disait Churchill. Mais qu’est-ce que la démocratie? Pour comprendre ce que c’est d’être citoyen, il faut savoir ce qu’est la démocratie.

La démocratie, c’est d’abord la séparation des pouvoirs : le pouvoir exécutif qui commande, le pouvoir législatif qui fait les lois et le pouvoir judiciaire qui détermine la justice. Ces pouvoirs doivent être indépendants.

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La démocratie suppose aussi  une pluralité d’idées qui se confrontent et qui s’opposent. C’est bien entendu dangereux, puisque des oppositions trop brutales, plutôt que de rester sur le plan du langage, peuvent se transformer en oppositions physiques. Parfois, des coups s’échangent dans certaines chambres des députés. Beaucoup plus grave, des putschs militaires, des coups d’État suppriment la démocratie. La démocratie est un régime dans lequel il faut reconnaître la nécessité de gens qui ne pensent pas comme vous. Voltaire  disait  en  parlant  d’un de ses ennemis : « Monsieur, je déteste vos idées mais je suis prêt à risquer ma vie pour que vous puissiez les exprimer ». Une certaine souffrance doit être acceptée dans la tolérance des idées qui ne sont pas les siennes. Il faut aussi penser à ce qu’évoque Pascal et qui arrive souvent : que « le contraire d’une vérité est une vérité contraire ». C’est-à-dire qu’il n’y a pas toujours une vérité s’op- posant à l’erreur; parfois l’adversaire exprime un autre aspect

On oublie souvent un autre aspect de la démocratie, c’est le respect des minorités. Parfois, des minorités qui n’ont pas la possibilité démographique d’avoir leurs représentants ou qui ont un statut inférieur, humilié, sont ignorées. Dans une démocratie, les minorités d’origine ethnique, idéologique ou religieuse doivent être respectées et des règles doivent leur permettre de s’exprimer.

J’en arrive au point le plus délicat et difficile de la démocratie, qu’a  bien  mis en relief  le philosophe Claude Lefort. Il disait   : « La démocratie n’a pas de vérité ».

La démocratie donne le pouvoir pendant quelques années à telle vérité de tel parti, à la différence d’un régime totalitaire ou d’un régime théocratique, dans lesquels il n’y a qu’une vérité. Il y a un confort intellectuel à obéir à cette vérité dominatrice alors qu’il faut accepter que la démocratie n’ait pas de vérité. Il faut accepter ce caractère d’une démocratie qui n’impose aucune vérité mais qui laisse le jeu des vérités diverses s’exprimer à travers le vote de ses citoyens.

Ceci explique d’ailleurs la difficulté et la lenteur de l’enracinement des démocraties dans l’Histoire. En Angleterre, une île qui n’a jamais été envahie depuis Guillaume le Conquérant, la démocratie, lentement, a pu avec une certaine continuité, s’établir et ne s’épanouir qu’au début du XXe siècle. Mais, en France, cette démocratie a duré quelques années puis a été renversée par Thermidor, le général Bonaparte, la Restauration, etc. La France a connu beaucoup d’accidents. La démocratie est un système délicat, fragile  mais  nécessaire  pour  qu’on  devienne  et qu’on se sente citoyen, pour qu’on soit responsable à l’égard de ses concitoyens.

démocratie - Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

Cela étant dit, la démocratie suppose également une pluralité d’informations. Pour voter, pour décider, il faut savoir ce qui se passe.

Pendant très longtemps, on n’a eu aucune information objective sur ce qu’était l’Union Soviétique. Beaucoup croyaient qu’elle était ce que proclamaient ses idéaux magnifiques de fraternité et d’égalité. Il a fallu de nombreuses années pour qu’on découvre la réalité et les électeurs naïfs, croyant à la vérité des propos officiels, ont pu voter communiste avec une très grande bonne foi, et la certitude de voter pour un régime meilleur. De la même façon, on n’a pas su vraiment ce qui se passait dans la Chine de Mao. Nous avons donc besoin d’une pluralité d’informations, de médias de tendances diverses, sur le plan des opinions mais aussi des sources. Une source unique d’information n‘est pas nécessairement fiable.

La difficulté, c’est que nous sommes dans une époque où beaucoup de problèmes ont un caractère technique que le citoyen normal ignore. Nous ne savons pas comment fonctionne une bombe atomique, comment fonctionne une centrale nucléaire. Des économistes prétendent connaître les voies de l’économie, mais nous savons qu’il y a plusieurs écoles économiques, et chacun prétend nous donner la vérité. Voici des problèmes difficiles que les temps modernes nous obligent à considérer.

À cet égard, l’éducation a un rôle à jouer. Je ne parle pas seulement d’une éducation initiale, mais d’une éducation qui puisse être donnée dans les universités populaires, pour fournir aux adultes des informations fondamentales sur un certain nombre de problèmes afin qu’ils puissent réfléchir et prendre des décisions.

Education et citoyenneté

Nos systèmes d’éducation sont-ils formés pour enseigner à la citoyenneté ? Je ne le crois pas. On peut toujours faire des cours de morale ou de citoyenneté, mais si vous n’expliquez pas la relation entre individu et société que j’ai évoquée au début de mon expo- sé, vous manquez la base, et si vous n’expliquez pas ce qu’est une démocratie, vous manquez le sens de la citoyenneté.

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Mais ce n’est pas tout. Le but de l’enseignement est d’enseigner des connaissances, mais il y a un trou noir dans cet enseignement : on ne nous enseigne pas ce qu’est la connaissance. Toute connaissance est une traduction suivie d’une reconstruction. Par exemple, ma perception visuelle qui me permet de connaître la salle dans laquelle je parle, vient de stimuli lumineux arrivant sur ma rétine et qui vont être transformés dans le nerf optique en un code binaire, transmis au cerveau qui va lui-même le traduire en une perception.

Cette perception que j’ai de vous n’est pas une photographie de la réalité, c’est une reconstruction. Dans ma rétine, les personnes assises au premier rang sont beaucoup plus grandes que celles assises au der- nier rang, mais mon cerveau a inconsciemment fait le travail et sait que les personnes du premier rang ne sont pas des géants et que celles du dernier rang ne sont pas des nains, il vous voit tous de la même taille. Il n’y a aucune différence intrinsèque entre l’hallucination et la perception, et vous savez aussi que nos perceptions peuvent être troublées par l’émotion. Sur ce sujet, le livre Du témoignage de Jean Norton Cru m’a beaucoup nourri : à partir de témoignages de combattants de la première guerre mondiale, l’auteur montre qu’un même événement était perçu de façon tout à fait différente selon qu’on était anglais, allemand ou français.

La connaissance n’est pas infaillible, c’est quelque chose qui risque sans cesse l’erreur et l’illusion. Or, l’enjeu pour tout être humain est évidemment d’essayer de se tromper le moins possible dans ses choix. Il faut donc qu’on nous enseigne les dangers qui se trouvent en permanence dans la connaissance.

Comment se forge la mentalité d’un fanatique ? Une vision unilatérale de la réalité vous mène à voir une partie et pas le tout; si vous avez une vision manichéenne du monde livré à une lutte entre le bien absolu et le mal absolu, si vous avez une idéologie qui vous masque la réalité et que vous croyez être la réalité, vous vous enfermez dans un univers.

Comment lutter contre les illusions et les erreurs qui surviennent sans arrêt dans la connaissance ? Quand nous considérons le passé, nous nous demandons comment des hommes ont fait pour se tromper autant, pour être des nazis, des staliniens, etc.  Mais nous-mêmes ne sommes  pas  infaillibles, nous pouvons nous tromper. Cette éducation aux pièges de la connaissance est une nécessité de la formation des citoyens.

Autre trou noir dans le système éducatif : on n’enseigne pas la compréhension d’autrui, alors qu’il est aujourd’hui très important de comprendre les gens d’autres cultures, d’autres peuples, d’autres croyances. Une grande partie des illusions trouvent leurs origines dans l’incompréhension de celui qui ne pense pas comme vous.

s'entraider - Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

Il faut donc enseigner que tout être humain est à la fois semblable et différent de vous. Il est semblable parce qu’il a des émotions, les mêmes capacités de bonheur, de souffrance, de malheur. Et il est différent par son caractère, par ses opinions, par sa culture, par ses croyances. Il faut voir ces deux aspects, respecter la différence, et en même temps, savoir qu’il est comme nous.

Voici les conditions de la formation citoyenne qui sont encore absentes de notre enseignement. J’ajoute aussi qu’il est très curieux qu’on n’enseigne nulle part ce que c’est qu’être humain. Ou plutôt, cela se trouve dispersé dans des petits morceaux de l’enseignement : la psychologie vous enseigne l’esprit de l’individu, la biologie vous enseigne son cerveau, la sociologie vous enseigne la société, l’économie vous enseigne les chiffres, le calcul, la réalité économique, etc.Tout ce qui touche à la réalité humaine est séparé alors que cela forme une unité très complexe. On a vécu dans la notion très primitive que l’homme était un homme raisonnable, doté de raison, Homo-Sapiens. On ne se rendait pas compte que la folie est à l’horizon de toutes les actions humaines, ce que pourtant beaucoup de philosophes ont dit. Si nos passions ne sont pas contrôlées par un minimum de raison, nous sommes délirants. Mais si nous vivons dans une raison froide et glacée, nous sommes aussi dans une autre sorte de folie, nous sommes inhumains. Il faut enseigner ce que c’est qu’être humain, et ce n’est pas si simple. L’homme n’est pas bon  seulement, comme le croyait Rousseau, l’homme n’est pas  mauvais seulement, comme le croyait Hobbes. On peut être tantôt bon, tantôt mauvais, on peut avoir des virtualités qui s’expriment dans certains cas par le génie ou par la sainteté et dans d’autres cas par le vice et par la cruauté.

La citoyenneté, pour s’enraciner, a besoin d’un grand nombre de conditions. Et l’éducation peut jouer un très grand rôle dans ce domaine.

Nous sommes dans un monde de nations et la citoyenneté est évidemment celle d’une nation. Le Maroc,  par  exemple, est une nation encore plus ancienne que la France puisque le royaume existait alors que la France de Hugues Capet n’était pas formée. Une nation a une histoire souvent très complexe, avec des actes d’héroïsme mais aussi des actes très néfastes, comme les actes de colonisation qu’ont commis les puissances européennes à partir du XVe siècle. La citoyenneté passe par l’intégration de cette histoire. En France, la Révolution française a constitué une chance historique. Pourquoi? Parce qu’elle a promulgué les Droits de l’homme et du citoyen, c’est- à-dire les possibilités d’exercer sa liberté et sa responsabilité, c’est-à-dire aussi la reconnaissance en tout être humain quel qu’il soit, d’où qu’il vienne, sa  qualité  pleinement  humaine. Ce principe fondamental est un acquis, même s’il n’a pas toujours été respecté par la suite.

Dès le 14 juillet 1790, soit une année après la prise de la Bastille, la Fête de la Fédération a vu arriver à Paris des délégations de toute la France venues déclarer leur volonté de faire partie de la grande Nation dans un acte d’adhésion. Et tout au long du XIXe siècle, les historiens français et allemands se sont opposés sur l’Alsace-Lorraine. Les Allemands considéraient cette région de langage et de culture germaniques comme allemande, tandis que les Français mettaient en avant la volonté des Alsaciens et des Lorrains d’être français. La nation française s’est fondée sur l’idée de choix, de volonté et non pas de sang comme les Allemands tendaient à le faire.

La mondialisation, un frein à l’humain ?

prendre soin de la  terre - Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

Nous sommes à l’époque de la mondialisation, dans laquelle tous les êtres humains, où qu’ils soient sur la Terre, ont des problèmes de vie et de mort communs. Il y a tout d’abord la dégradation de la biosphère : la perte de la diversité, la déforestation massive, le changement climatique, partout l’agriculture industrialisée qui stérilise les sols, produit des produits d’alimentation standard de mauvaise qualité et parfois dangereux. Cette dégradation touche toute l’Humanité, partout où il y a le développement économique et industriel.

C’est aussi un monde de plus en plus menaçant et inquiétant où prolifèrent les armes nucléaires, où l’on n’est pas sûr que demain sera meilleur qu’aujourd’hui. La mondialisation a détruit toutes les solidarités traditionnelles en apportant les lois économiques et le profit de l’Occident. L’Occident lui-même est en crise, parce que sa civilisation est uniquement fondée sur la quantité et non plus sur la qualité de la vie. L’économie mondiale n’est pas régulée. Partout s’étend le développement des fanatismes et des conflits dans ce monde où tout est une course accélérée et sans contrôle à partir des sciences, des techniques, de l’économie. Et c’est le destin de l’humanité qui est en jeu.

Source de la citoyenneté - congrès Mlf - Edgar Morin

Aujourd’hui plus que jamais nous devrions sentir une citoyenneté terrestre. Or, malheureusement, la crise mondiale fait qu’au lieu de comprendre que cette citoyenneté est nécessaire, elle tend à ce que les esprits se referment sur leurs identités particulières, chacun sur sa culture, chacun sur sa nation, dans la peur de l’autre. Il est urgent et important de prendre conscience de notre citoyenneté terrestre. Si cette conscience se  développe,  alors  c’est  elle  qui va créer les conditions  d’institutions  nouvelles  de gouvernance. L’ONU n’a aucune capacité à pouvoir conduire la Terre hors des catastrophes possibles. Nous devons donc aujourd’hui ne pas opposer notre citoyenneté nationale à la citoyenneté terrestre. Elles sont complémentaires, nous sommes tous des enfants de la Terre. Et j’ajoute qu’il y a d’autres citoyennetés. Je me sens moi-même un homme du sud, et j’ai beaucoup milité pour la Méditerranée qui vit malheureusement un de ses moments les plus graves.

Cela étant dit, cette multiplicité des tâches ne doit pas vous effrayer, mais au contraire vous stimuler. Le poète Hölderlin a dit : « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». Nous sommes justement dans une époque où plus grands sont les  périls, plus grandes sont les nécessités de prise de conscience. La conscience des dangers peut nous aider.

Les démocraties, telles qu’elles existent, sont malades car il n’y a plus d’idées. Les idées ont presque disparu, elles sont à la remorque de l’économie. Il y a beaucoup plus d’oppositions de personnes que d’oppositions d’idées. Dans beaucoup de pays, les citoyens n’ont pas envie d’aller voter, or la citoyenneté est en crise dès que les citoyens se mettent en retrait. Dans cette époque, l’urgence de votre mot d’ordre, « l’école apprend la citoyenneté », se fait sentir de façon extraordinaire.


Transcription de la conférence d’Edgar Morin, sociologue et philosophe , au #CongrèsMlf de Casablanca

(Re)voir l’intégralité de la conférence

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