Mission laïque française

université d'été 2021

Pour la deuxième année consécutive, la Mlf organisait un programme universitaire d’été du 5 au 9 juillet 2021. Ouvert aux personnels de tous les réseaux, l'université d'été fut l'occasion pour l'ensemble de la communauté éducative de faire le point sur l’année écoulée et dessiner celle à venir;

Deuxième édition de l’université d’été du réseau mlfmonde !

L’objectif majeur des sessions d’été est de permettre à tous les personnels d’approfondir les connaissances acquises au cours de l’année scolaire, à savoir les parcours de formation en ligne sur la mise en œuvre d’un enseignement à distance ou hybride, les communautés d’apprentissage sur les spécificités du métier (inclusion, du ASME/Enseignant…), mais également pour commencer à dessiner les contours et projets de l’année à venir

Les nouvelles communautés ou formations (longue durée) pour l’année 2021- 2022 y on été également présentées. 

Intelligence artificielle, coopération, sciences cognitives seront ainsi au programme !

Quatre entrées pour découvrir la programmation

Les thèmes sélectionnés pour cette nouvelle édition de l‘université d’été sont issus de  l’actualité des établissements, du contexte et des demandes émanant directement du terrain.

Le programme a été construit en étroite collaboration avec l’ensemble des réseaux. Chercheurs, des enseignants, des praticiens experts, des auteurs animeront des conférences ou des ateliers.

Ainsi, quatre entrées furent proposées pour vous guider :

1. Préparer sa classe au quotidien

2. Le numérique

3. Le plurilinguisme

4. Les dispositions d’enseignement

Cette année, l’université d’été du réseau mlfmonde a au la chance d’accueillir deux personnalités du monde de l’éducation et de la recherche :

  • Emmanuelle Le Pichon-Vorstman, directrice du centre de recherches en éducation franco-ontarienne et professeure adjointe à l’institut d’études pédagogiques de l’Ontario, université de Toronto, Canada. Ses recherches portent sur les questions liées à l’éducation plurilingue, en particulier sur l’inclusion des élèves issus des minorités.
(Re)voir - Des classes multilingues, construire un pont entre les cultures

Sait-on que plus de la moitié des enfants scolarisés dans le monde parlent à l’école une autre langue que celle qu’ils parlent à la maison ?
Et sait-on que toutes les recherches montrent que cela n’est pas un handicap pour eux, bien au contraire ?

Pourtant, si l’on valorise aujourd’hui les « classes internationales » ou « bilingues », si l’on s’accorde pour dire que travailler avec des enfants d’expatriés est une expérience fort riche où la diversité des langues et des cultures n’est pas un handicap, l’accueil dans les classes des élèves qu’on dit « allophones » est toujours présenté comme source de difficultés pédagogiques.

À lire absolument : Défis et richesses des classes multilingues, paru en avril 2021

  • Michel Develay, professeur en sciences de l’éducation à l’Université Lumière Lyon 2 où il dirige l’Institut des sciences et pratiques d’éducation et de formation.
(Re)voir - Pourquoi s'intéresser aux compétences de vie ?

« Les fonctions de l’école se trouvent confrontées aux évolutions des sociétés. Les tensions qui affectent celles-ci se réfractent en miroir sur celle-là. Les phénomènes de démotivation, de violence, d’égotisme, plus globalement la perte de sens en découlent. L’institution scolaire ne peut plus se permettre uniquement de cultiver l’académisme et l’abstraction, de négliger le pouvoir d’action des connaissances, d’être un conservatoire de la connaissance. La dialectique de la pensée et de l’action, de l’émotion et de la cognition, des valeurs et de l’engagement sont à reconsidérer.

Les compétences de vie associées à une pédagogie de l’activité, de la réflexivité et du transfert apparaissent susceptibles de recentrer les parcours d’élèves (en classe et dans l’établissement) sur une formation citoyenne attentive aux valeurs nécessaires pour affronter la complexité de la vie. Ces compétences de vie ne sont pas des savoirs nouveaux qui s’ajouteraient aux programmes existants. Il s’agit d’attitudes, de comportements, de valeurs s’ouvrant à des qualités civiques, morales, psychologiques, instrumentales développant une conscience aigüe que chacun à l’école et durant toute sa vie a besoin des autres pour être soi-même. D’où le terme de compétences de vie.

Ces compétences de vie se dénomment, selon les pays : autonomie, coopération, esprit critique, créativité, empathie, respect de la diversité, sens de la négociation, esprit de résilience, sens de la communication, leadership… »

Michel Develay

2 900 enseignants du réseau mlfmonde se sont retrouvés pour réfléchir ensemble sur les spécificités des métiers de l’enseignement aujourd’hui et indubitablement pour demain.