17 janvier 2008
J’écris de jolies lettres, des mots choisis avec soin et bien orthographiés… Tu écris pour copier un texte lu, apprendre, garder une trace… Il, elle écrit pour restituer, recomposer, réfléchir… Nous écrivons pour raconter et pour dire… Vous écrivez pour imaginer, rêver, inventer et créer… Ils, elles écrivent des articles, des textes argumentatifs, des fictions, des poèmes… Premier pilier du socle commun de connaissances et de compétences, la maîtrise de la langue française comporte trois grands aspects : lire, dire et écrire qui s’acquièrent en interaction, comme le montrent clairement les grilles de référence d’acquisition de ces compétences. Exercice scolaire par excellence, l’écriture est une activité complexe et polymorphe qui s’adapte à toutes les situations d’expression, en fonction des quatre éléments qui la conditionnent : l’auteur, le destinataire, l’objet de l’écrit et le contexte dans lequel il s’élabore. Invitées à témoigner sur la diversité des pratiques d’écriture dans leurs établissements, les équipes pédagogiques ont majoritairement choisi d’envoyer les écrits de leurs jeunes élèves accompagnés des consignes d’écriture. Ce dossier offre donc pour l’essentiel une sélection des textes rédigés par les élèves du premier degré qui nous sont parvenus. Il s’ouvre néanmoins sur l’analyse d’un travail très riche conduit à Sanaa avec des élèves du second degré. À quelques jours des fêtes de Noël, ce florilège d’écrits de jeunes élèves – le plus souvent non francophones – offre un formidable exemple de la place de l’écrit, non seulement dans les enseignements mais aussi dans le cadre d’activités périscolaires ou pluridisciplinaires. Lancés par les consignes de leurs enseignants, entraînés par la lecture d’écrivains et de poètes reconnus ou mobilisés par des concours, les élèves saisissent avec enthousiasme leur stylo et inventent des textes. Karim, Alix, Hannah, Ziad, Gabriel, Nour, etc. ont écrit… souvent après avoir lu et dit : eh ! bien, lisez maintenant ! Ces textes qui attestent que le français n’est pas seulement la langue de scolarisation mais aussi la langue de la construction intellectuelle et du plaisir pour les élèves de la MLF !