Mission laïque française

Les CE1-CE2 du Lycée franco-libanais Alphonse de Lamartine vous présentent leur court-métrage

Lycée Lamartine de Tripoli (Liban), réalisation d'un court-métrage (2016)

Au terme de nombreux mois de travail, le projet "court-métrage" des CE1-CE2 jaune et vert du lycée de Tripoli a enfin porté ses fruits, et c'est avec grand plaisir qu’ils vous présentent le film "La fleur magique".

Deux enfants inquiets partent à la recherche d’une fleur censée guérir leur mère, mais cette fleur se trouverait au cœur de la forêt. Réussiront-ils à la trouver ?

Lycée Lamartine de Tripoli (Liban), réalisation d'un court-métrage (2016)Depuis le mois d’octobre, les élèves ont découvert le monde de l’animation à raison d’une heure par semaine, par le biais du visionnage de séquences animées, de leur décorticage et, bien sûr, par l’expérimentation individuelle de quelques-unes des techniques d’animation.
Au mois de janvier, ils ont pu commencer à réaliser leur propre film. Sur la base du volontariat, tous ceux qui le voulaient ont proposé une histoire aux autres, sous la forme d’un schéma narratif. Un vote a permis de sélectionner l’une de ces histoires. Celle-ci a ensuite été étoffée par l’ensemble des élèves durant des séances de production d’écrits. Un travail de description a été effectué autour des lieux et des personnages, puis du vocabulaire lié aux expressions : la peur, la colère, la joie, etc.
Une fois le synopsis établi, les CE1 et les CE2 ont écrit des dialogues par groupes de quatre ou cinq. A ce stade, le choix de la technique d’animation s’est portée sur celle dite des « papiers découpés », en image par image (ou stop motion). Les personnages et le décor ont été dessinés sur du papier Canson par l’ensemble des élèves. Les éléments censés bouger ont été découpés aux endroits des articulations : la tête, les bras, les jambes.
Puis, le « tournage » a pu débuter, après la mise en place de la « table d’animation ». Elle se compose de deux vitres séparées par quatre cales en bois, le tout éclairé par quatre lampes afin de garder une image la plus homogène possible. Sur la vitre du dessous se trouvait le décor, et sur celle du dessus les personnages et les éléments en interaction.

Lycée Lamartine de Tripoli (Liban), réalisation d'un court-métrage (2016)Tous les élèves ont participé au tournage, à raison de deux heures chaque mercredi pour un groupe d’élèves différent à chaque fois (chaque groupe est passé deux fois).
A tour de rôle, ils ont pris en charge le déplacement des personnages, des animaux, des objets, ainsi que la prise de photos. Après décision des divers mouvements et déplacements, les élèves étaient autonomes, le rôle des enseignants se réduisant à les faire se questionner, à guider leur réflexion, et, bien sûr, à résoudre les problèmes techniques.
Afin d’avoir un retour sur le rendu de leur travail, la succession des photos et le travail réalisé par le dernier groupe passé était régulièrement montré aux élèves, ce qui leur a permis de réaliser l’importance de la précision des déplacements des parties du corps des personnages.
Enfin, après en avoir terminé avec l’image, restait à s’attaquer au son : les voix et les bruitages. Six élèves ont été choisis par les enseignants, en fonction de leur voix et de leur expressivité.
La musique, quant à elle, a gracieusement été composée par Nicolas Llagaria,  le frère de Cécile Llagaria, coorganisatrice du projet.
Le montage a intégralement été réalisé par Arnaud Loiseau et Cécile Llagaria, respectivement enseignants des classes de double niveau CE1-CE2 vert et CE1-CE2 jaune et organisateurs de ce projet.

Court « Making of » de « La Fleur Magique »

Le film a été soumis au jury du festival international du film d’écoles Festimaj‘. Il figure parmi les 89 films retenus par le jury pour la compétition de l’édition 2016, dont 13 dans la catégorie « primaire ». Il sera projeté et soumis au vote des enfants, tout au long du mois de juin, dans les établissements et structures coorganisateurs de Festimaj’ d’une trentaine de pays. Les internautes pourront, eux aussi, voir et voter pour les films en compétition, selon les modalités prévues par les organisateurs du festival.