Mission laïque française

Le wagon pour la paix – le LFI de Dubaï commémore la Première Guerre mondiale

Les 170 élèves de CM2 du lycée français international AFLEC de Dubaï ont participé à un projet de commémoration de la Première Guerre mondiale qui a reçu la labellisation de la Mission du Centenaire.

Le 11/11 à 11 heures… 2018 : « Heure de Paris ? Heure de Dubaï ? La Paix est signée, c’est le plus important ! Mais comment se construit la Paix ? Et comment pouvons-nous la transmettre ? ». Les 170 élèves de CM2 du Lycée Français International AFLEC de Dubaï ont, tout au long de l’année scolaire, travaillé autour du centenaire de la Grande Guerre. Ce projet citoyen, ayant obtenu le label de la Mission Centenaire, a comblé l’éloignement géographique de l’école et des élèves.

Projet Centenaire – CM2 : Axes retenus

Objectifs principaux

Les objectifs principaux de l’action ont été largement atteints.

Sensibiliser les élèves à notre histoire commune et au travail de mémoire

A travers plusieurs ateliers, il était important de permettre aux élèves de mieux appréhender la réalité de la Grande Guerre : la vie des soldats dans les tranchées, les multiples aspects de leur quotidien et l’impact sur la vie des français durant cette période. Différents supports pédagogiques ont été utilisés afin d’aider l’élève à avoir une perception globale de ce qu’a été la vie quotidienne des soldats au front : romans, albums de jeunesse, livres documentaires, film d’animation, images d’archives, objets symboliques de l’équipement du poilu, fragments d’objets retrouvés sur le champ de bataille, reproduction d’affiches et de journaux d’époque, lettres manuscrites et cartes postales, tickets de rationnement, la vie dans les tranchées grâce à la réalité virtuelle… L’ensemble de ces documents a permis de rendre plus proche le quotidien du soldat puisque l’élève a pu manipuler et s’approprier l’univers du poilu tel qu’il était dans les tranchées. La vie quotidienne, notamment à l’arrière, a été également mise en valeur à travers divers angles : le rôle prépondérant des femmes dans l’industrie de guerre, l’éducation des enfants dans cette période difficile, les hôpitaux et les blessés de guerre… Certains élèves et enseignants ont été fiers de retrouver des ancêtres sur le site du Grand Mémorial.

Réfléchir au sens d’une commémoration

La commémoration fait partager des rituels ; elle évoque des images et raconte des histoires qu’elle investit de sens, induit des émotions, pose des significations, et imprime ces significations dans la sensibilité. Dans la commémoration, la mémoire donne à la vie collective sa boussole. C’est une référence au passé, une exhortation à se souvenir… mais en fait il s’agit bien plus de l’avenir que du passé. L’enjeu est de favoriser, par l’émotion produite, quelque chose comme un engagement solennel et partagé. Au LFI, la commémoration a été placée sous le signe de l’amitié en proposant à tous les élèves de l’école de participer à la réalisation d’un monument aux mots. Les mots exposés avaient tous une relation avec le mot Paix et étaient écrits dans les trois langues enseignées à l’école : français, arabe et anglais. Pour le jour du souvenir, des bleuets et des coquelicots, fleurs symboles du sacrifice des soldats, ont orné les couloirs de l’école.

Donner du sens au mot « paix » tout en sensibilisant à la fragilité du monde

Les élèves comprennent que, malgré l’armistice du 11 novembre 1918, la paix ne fut que provisoire. Un autre conflit mondial allait ensanglanter à nouveau la France et l’Europe. Comment, à l’avenir, est-il possible d’éviter un tel massacre et de telles souffrances ? Comment préserver la paix ? Associer les enfants à cette réflexion autour de débats, de réalisation d’affiches, c’est les amener à réfléchir, à s’engager. C’est former leur esprit au respect, à la tolérance, au dialogue. C’est leur demander de répondre à la question : comment tout faire pour protéger la paix ? L’année 2019, qui est l’année du centenaire de la conférence de Paris et du traité de Versailles, est également aux Emirats Arabes Unis, l’année de la Tolérance. Quoi de mieux que la tolérance pour apprendre à respecter autrui, à accepter la différence et à faire preuve de bienveillance ?  

Les élèves de CM2 ont abordé la première guerre autour de trois axes : historique, mémoriel et artistique

L’axe historique a eu pour objet de traiter de certains événements du premier conflit mondial sous deux aspects : suivant un ordre chronologique de 1914 à 1918 : qu’est-ce qui a provoqué le conflit ? quels étaient les protagonistes ? La Marne, Verdun… et suivant des thématiques : « De l’enthousiasme au désespoir : la détermination de 1914 et la chanson de Craonne », « Comment vivait-on à l’arrière ? »

L’axe mémoriel a mis un accent particulier sur des points permettant d’entrer dans le conflit par le biais du souvenir et des moyens de commémoration (Pourquoi le 11 novembre ? Pourquoi les monuments aux morts ? Qu’est-ce que le « Soldat inconnu » ?).

L’axe artistique a eu pour objet de présenter, aussi bien en musique qu’en arts plastiques et en littérature, différentes œuvres : celles que certains artistes ont créées en expression directe du conflit et celles qui, bien que n’ayant aucune relation directe avec le conflit, ont permis à l’élève de se créer une image mentale de cette première partie du XXe siècle : qu’écoutait-on ou que regardait-on à cette époque ?

De la radio TSF à la webradio du FabLab LFI AFLEC Dubaï !

Écriture et lecture de lettres de (ou aux) poilus

Une contribution de Mary Malifarges, conseillère pédagogique, lycée français international AFLEC de Dubaï, Emirats arabes unis