Mission laïque française

Le lycée français de Séville dit Non au harcèlement

Les élèves du secondaire du lycée français international de Séville ont participé au prix Non au harcèlement 2019 en présentant un clip de sensibilisation pour éveiller les consciences sur le cyberharcèlement.

Les élèves du secondaire du lycée français international de Séville ont participé au prix Non au harcèlement 2019 en présentant un clip de sensibilisation réalisé en janvier.
Ce prix organisé par le ministère chargé de l’Éducation nationale avec le soutien de la Mutuelle MAE, a pour objectif de donner la parole aux jeunes des écoles, collèges, lycées et structures péri et extrascolaires pour qu’ils s’expriment collectivement sur le harcèlement à travers la création d’une affiche ou d’une vidéo, qui servira de support de communication pour le projet qu’ils souhaitent mener dans leur établissement. (détails)

L’originalité de ce prix est aussi de soutenir la construction d’un plan de prévention au sein de l’établissement scolaire, en le finançant. C’est dans le cadre d’un projet de mobilisation contre le harcèlement et le cyberharcèlement à l’école que les élèves des classes de 4e et de 3è ont participé, accompagnés par une psychologue, Amel Kouch, intervenante à l’initiative de ce projet.

Le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement sont des phénomènes complexes. Pour mieux les comprendre et les appréhender, les élèves ont bénéficié d’un espace de travail et de réflexion. En amont, ils ont analysé des courts-métrages de prévention : étapes de réalisation d’une vidéo, intentions d’un réalisateur dans ses choix d’images cinématographiques (plans, ombres, lumière, rythme…).

L’angle choisi par les élèves a été de montrer l’impact de la diffusion d’une photo sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Le scénario est moderne et engagé. Le pitch : comment la diffusion d’une photo peut briser une amitié. Une photo lance une rumeur qui devient virale. Les conséquences sont ravageuses.
Le travail de l’intervenante a pour objectif de sensibiliser les élèves et donner à réfléchir sur le fait que diffuser une photo, sans trop penser à son geste, peut paraître anodin mais engage la responsabilité de chacun : responsabilité à l’égard du droit à l’image, du consentement d’autrui, des conséquences du partage (par la multiplication du partage et des commentaires). Il s’agit aussi de faire prendre conscience de l’impact psychologique, tant sur la victime que sur l’auteur.

Les élèves ont montré un forte implication dans le projet, à toutes les étapes de celui-ci : construction du scénario, réflexion active pendant l’écriture, tournage et séquençage du clip.
La musique tient une place centrale dans la réalisation. Une création musicale composée spécialement pour le projet par un parent d’élève.
Les élèves ont particulièrement investi la phase de réalisation, en gérant eux-mêmes, aux côtés de l’intervenante, le cadrage ou en improvisant la mise en scène et le jeu des acteurs. Le montage du clip, exigeant une certaine technicité et surtout du temps de travail, a été assuré par l’intervenante.


Le court métrage des élèves du LFS n’a pas remporté de prix mais sera utilisé en interne comme support de communication et de réflexion sur le harcèlement et le cyberharcèlement. L’équipe éducative quant à elle poursuit son travail en accompagnant les élèves autour de ces questions dans la perspective que les élèves gèrent collectivement le plan de prévention et de mobilisation contre le harcèlement et le cyberharcèlement à l’école. Les élèves deviennent ainsi les acteurs responsables de la prévention.

Une contribution de Joseph Hajadj, proviseur du lycée français international de Séville et Amel Kouch, psychologue.